WTI SPOT : Risques en Iran
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Analyse du 09/11/2011 | 16:26
Opinion : Positive au dessus de 90 USD Objectif de cours : 114 USD Stop de protection: 84 USD
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Les tensions sur le prix du pétrole pourraient réapparaitre suite à la publication d'un rapport crucial sur le nucléaire iranien par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). De plus, Israël évoque la possibilité de frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes, et Washington ne cache pas son intention de durcir encore les sanctions occidentales contre l'Iran.
Si l’on analyse rapidement l’histoire du nucléaire en Iran, on s'aperçoit qu’il y a une récurrence de ce bras de fer avec le conseil de sécurité de l’ONU; ce dernier imposant à l’Iran des activités nucléaires exclusivement civiles.
Le programme nucléaire iranien a pris naissance en 1953 pourtant aidé par les Etats-Unis qui avaient comme président Eisenhower ; ce dernier avait fait à l’époque un discours ‘‘Atoms for peace » à l’Assemblée Générale des Nations Unies qui par la suite donna naissance à un programme de dissuasion nucléaire puis plus tard en 1957 à l'AIEA (Agence Internationale de l’Energie nucléaire).
L'Iran devint membre de cette organisation en 1959 mais sans jamais adopter et valider les mesures de restrictions en matières de recherche dans le domaine de l’armement.
Apres un gèle en 1979 avec la révolution islamique de l’ayatollah Khomeiny, l’armement nucléaire reprend en 1985 avec la montée en puissance de l’Israël, militairement parlant.
En 2003, Téhéran accepte de signer les fameuses mesures de restriction (TNP : Traite de Non Prolifération du nucléaire) sans jamais les respecter. Ce comportement va entrainer des sanctions économiques radicales de la part du conseil de sécurité de l’ONU.
Le responsable iranien annonce, en 2007 avoir suffisamment d’uranium pour fabriquer une arme nucléaire et plusieurs attentats contre des scientifiques iraniens intensifient la tension diplomatique avec Israël et les Etats-Unis.
L’Iran est aujourd’hui la 29ème puissance mondiale économique en termes de PIB et se place comme 4ème producteur de pétrole et deuxième exportateur au monde. Le pays dispose aussi de la 2ème plus grande réserve de gaz naturel derrière la Russie.
Le cours du pétrole est établi sur les marchés organisés à Londres (IPE) et New York (ICE). Le rôle de l’OPEP (40% du pétrole brut mondial) a tendance à se réduire dans l’évolution du prix de l’or noir, laissant la place aux anticipations des traders sur les marchés à terme.
Mais l’Iran a sa propre bourse du pétrole (sur l’ile de Kish qui est une zone franche) depuis cet été ou s’échangent certains contrats sur le pétrole. L’Iran vend son pétrole en différentes devises comme le yen ceci pour éviter d’être dépendant du dollar. Ces principaux clients sont la Chine et le Japon.
Le danger d’une réelle détérioration géopolitique dans cette région du monde pourrait affecter le détroit d’Ormuz. En effet, une des premières conséquences pourrait être le blocage du détroit contrôlé par l’Iran et situé entre les côtes iraniennes et celles de la péninsule arabique. Or c'est une des voies maritimes majeures pour le transport du brut iranien, saoudien et des Emirats. 40% du trafic pétrolier est concerné, soit 15 millions et demi de barils par jour.
C'est pourquoi en cas d'attaque contre Téhéran, l'impact psychologique sur les cours du pétrole serait très fort, le baril pourrait rapidement atteindre de nouveaux sommets annuels (certains rapports parlent d'une hausse immédiate des cours de 25 à 50 dollars).
Téhéran a peu de liens financiers et commerciaux avec des firmes françaises suite aux sanctions édictées par le conseil de sécurité de l’ONU, ces dernières sont priées de réduire le plus possible leurs engagements.
Seul le secteur automobile reste véritablement concerné par lé marché iranien en pleine expansion même si Peugeot s’est désengagé progressivement; sans jamais produire sur place. Le groupe livrait des lignes complètes de production, et des pièces détachées.
A la prudence de Peugeot s'oppose la témérité de Renault qui a implanté une unité de production de Logan pour faire de l'Iran, l'une de ses principales bases de reconquête à l'international qui represente 3% de ses ventes pour 2011.
Techniquement, le WTI (contrats coté à New York) vient de retracer pratiquement toute le baisse de cet été pour revenir à proximité des points hauts de mai et juillet qui constituent les prochaines résistances (100/103 USD). Un éventuel conflit iranien pourrait accélérer la progression des prix avec une eventualité importante de revenir sur le point culminant de l’année 2011 proche des 114 USD.
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Patrick Rejaunier Copyright (c) 2012 Zonebourse.com |
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