Le pétrole coté à Londres - Brent Oil : Entre discorde et spéculation ...
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Analyse du 14/06/2011 | 15:02
Opinion : En surveillance. Surveiller la sortie du range 109.1 / 126.7
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Sous la pression des indicateurs macroéconomiques, les cours du pétrole ont reculé sur le mois de mai, soit la première fois depuis août 2010. La reprise économique n’est pas aussi rapide qu’escomptée et celle-ci se tasse depuis plusieurs mois. Certains jugeaient le violent repli sur les matières premières comme l’éclatement d’une bulle qui faisait suite à une hausse complètement démesurée face aux fondamentaux, et d’autres plus modestes d’une simple fin de tendance haussière… Finalement, personne n’aura eu raison.
Rien n’est remis en question puisque les cours flirtent à nouveau avec les 120 dollars, soit 6 dollars sous les plus hauts annuels. Par conséquent, les prix se sont à nouveau appréciés de 11% entre début mai et mi-juin. Outre la baisse du billet vert qui favorise les matières premières libellées en dollars, c’est la discorde des pays de l’OPEP qui crée une certaine tension sur l’or noir.
Depuis de nombreux mois, les marchés avaient pris connaissance que les producteurs ne répondaient pas aux consommateurs et qu’une intervention de l’OPEP devait avoir lieu. Après quelques dizaines de dollars de plus par baril, les pays producteurs se sont enfin réunis pour tenter de répondre à la demande en constante augmentation et ce, même si la croissance économique ralentit. Les membres ont ainsi pris connaissance qu’il fallait produire 1.5 million de barils supplémentaires par jour notamment suite au retard pris avec la crise en Libye. Certains ont pu répondre favorablement à cet appel mais d’autres ne peuvent pas. L’Arabie Saoudite par exemple a investi au fil des années et peut se le permettre mais le Venezuela n’a pas investi impliquant une baisse de production de 300 000 barils par jour en 2010. Aucun accord n’a alors été trouvé.
Et la demande est loin de s’épuiser. La Chine importe, selon les chiffres du mois de mai, plus de 5.1 millions de barils par jour, soit 20.8% de plus qu’à la même époque l’an dernier. Le Japon quant à lui doit faire face à la crise nucléaire qu’il a traversée et compense l’arrêt des centrales par une plus grande consommation en pétrole. Ainsi, ce sont au moins 300 000 de barils par jour supplémentaires qui devraient être importés. A noter que la Chine et le Japon ont besoin d’énergie pour assouvir la consommation d’électricité de leurs fonderies, aciéries, etc… qui provoquent très fréquemment des blackouts.
Dans ce contexte, les prix de l’or noir reprennent de la hauteur après le flash-krach de début mai. Ce mouvement n’avait pas remis en cause la tendance de fond haussière qui s’inscrit toujours au sein d’un long canal haussier dont la borne basse coïncide avec la moyenne mobile à 50 semaines. Toutefois, le repli a rapidement laissé place à une nouvelle phase de rebond ne nous permettant pas de se positionner à l’achat. On restera par conséquent à l’écart avec toujours un biais haussier au-dessus des 109.10 dollars, point de passage de la moyenne mobile à 20 semaines.
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