ILIAD : Bientôt les réponses
Forces :Innovation, audace
Faiblesses :mène de front deux opérations d’envergure
Raisons de la Recommandation :
Deux questions se posent ces temps-ci à propos de la société : quand va-t-elle lancer son offre de téléphonie mobile, et quelle part de marché va-t-elle prendre à la concurrence ? Concernant la première, nous serons fixés très prochainement puisque que l’autorité compétente vient de donner son accord ; initialement prévue pour mi 2011 puis repoussée à début 2012, il se pourrait que le calendrier soit avancé de quelques jours, pour pouvoir attirer des clients au moment des fêtes de fin d’année.
Pour ce qui est de la part de marché, il va falloir patienter quelques mois, mais il semble d’ores et déjà que l’arrivée de Free dans ce métier contrôlé jusqu’ici par trois opérateurs bouscule les habitudes. A en juger par les offres que ces derniers proposent, ils cherchent manifestement à « fixer » leurs nouveaux abonnés plusieurs trimestres, afin qu’ils ne puissent se tourner vers le nouvel entrant, qui s’est promis de diviser par deux la facture de téléphonie mobile des abonnés, ce qu’il fera constater par huissier. L’on comprend que cette perspective ne les réjouisse pas, eux qui ont quand même eu à essuyer les plâtres dans ce métier et à consentir de lourds investissements. La bataille de chiffres devrait être intéressante à suivre, et comme le dit la société, un nouveau cycle débute pour elle. Elle a doublé de taille en quatre ans et compte bien en faire autant d’ici 2015, ce qui veut dire un chiffre d’affaires 2015 de 4 Md€.
Reste à savoir néanmoins si la rentabilité suivra, qui jusqu’ici permettait à la marge brute d’exploitation d’atteindre des niveaux records. En toute logique elle devrait être affectée par des coûts supplémentaires, liés d’une part aux accords passés avec Orange pour l’utilisation de son réseau 3G, dont les termes ne sont pas connus, et d’autre part par le fait que le but premier de Free est de faire en sorte que ses abonnés fixes deviennent des abonnés au mobile, sans chercher dans un premier temps à atteindre la même marge que dans le fixe. Cependant, alors qu’Alice a été rachetée alors qu’elle perdait 300 m€ par an, elle commence à bénéficier au groupe, la perte de ses abonnés semble être tarie et le lancement par Free de sa box Révolution lui fait à nouveau conquérir des abonnés qui bénéficient de l’accès à internet, de la télévision et d’appels illimités vers des téléphones fixes et mobiles. Alors qu’il stagnait depuis 2009 autour de 4,5 millions, le nombre d’abonnés au haut débit à fin septembre était de 4,79 millions, en comptant ceux de Free et ceux d’Alice, dont 91 % en dégroupé, et ce malgré le durcissement du régime de TVA intervenu entretemps. C’est évidemment sur cette base d’abonnés fidèles que compte le groupe pour lancer son offre de téléphonie mobile. Pour elle, la société devrait maintenir la stratégie qui lui a si bien réussi jusqu’ici : avoir des coûts très faibles, qui passent par un nombre de salariés réduits par comparaison à ses concurrents, voire par un accord avec une banque pour le financement des terminaux mobiles, ce qui lui évitera de les subventionner. Reste à savoir si elle devra ouvrir des boutiques comme ses concurrents, ce qui évidemment pèsera sur les marges.
Quant à son autre grand chantier, la fibre optique, pour laquelle le déploiement dans la rue semble pratiquement achevé, notamment à Paris, la réalisation de la montée dans les étages des immeubles s’avère plus compliquée. Le groupe avait prévu un investissement d’un milliard d’euros, selon la presse, à fin juin, il n’en aurait dépensé qu’une grosse moitié, des retards d’installations auraient été constatés. Peut-être le groupe a-t-il sous-estimé l’aspect technique de l’implantation d’une telle infrastructure.
Toujours est-il qu’à fin septembre le chiffre d’affaires du groupe s’élevait à 1,57 md€, en progression de 3,4 % sur un an, qu’à fin juin la marge brute d’exploitation restait dans ses hauts niveaux, à 40 %, et que sa situation financière a été renforcée au printemps par une émission obligataire de 500 m€ ; l’exercice qui va bientôt s’achever devrait l’être sans difficulté, c’est le dernier dans cette configuration.
Objectifs de cours:
Sur un plan boursier, l’action est à ses niveaux les plus élevés, après un léger passage à vide courant août ; les investisseurs semblent confiants quant à la réussite des projets de la société, qui vient d’ailleurs d’annoncer un programme de rachat de ses propres actions, à hauteur de 10 % au plus de son capital, au prix maximum de… 200 €, soit plus du double du cours actuel (90 €). Le but de cette opération est de disposer de titres pour ses salariés ou dans le cadre d’une opération de croissance externe. Le marché anticipe pour cette année un bénéfice par action de 5 € environ, capitalisé 18 fois, et de 3,20 € pour l’an prochain. Nous avions mentionné un objectif de cours de 90 à 100 € ; le premier est atteint, le second le sera si les abonnés mobiles sont au rendez-vous. L’action peut être conservée, mais pour l’acheter, il est plus prudent d’attendre les premiers résultats du lancement de l’offre mobile.Marc Bouche Copyright (c) 2012 Zonebourse.com / Combho SAS
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Valorisation |
2012e |
2013e |
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PER (Cours / BNA)
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36,0x |
27,6x |
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Capitalisation / CA
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2,20x |
1,87x |
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Valeur Entreprise / CA
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2,66x |
2,30x |
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Valeur Entreprise / EBITDA
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9,67x |
8,26x |
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Rendement (DPA / Cours)
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0,43% |
0,49% |
| Profitabilité |
2012e |
2013e |
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Marge d'exploitation (EBIT / CA)
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11,3% |
12,3% |
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Levier opérationnel (Delta EBIT / Delta CA)
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- |
1,60x |
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Marge Nette (RN / CA)
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5,39% |
6,19% |
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ROA (RN / Total Actif)
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6,65% |
7,70% |
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ROE (RN / Capitaux Propres)
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10,4% |
12,3% |
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Ratio Versement Dividende
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15,4% |
13,4% |
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